Vivre heureux

Crise existentielle: sa Cause & Comment en sortir gagnant ?

La crise existentielle est une vieille amie. Malgré un bon travail, une famille et des amis fantastiques, une belle maison, des vacances chaque année et aucun problème de santé, je n’arrivais plus à me raisonner. Les doutes devenaient omniprésents. Je sentais bien que mon bonheur et ma vie me filaient entre les mains.

  • Perte d’envie et de motivation
  • Fatigue omniprésente
  • Besoin de liberté, de changement
  • Sensation d’être parfois prisonnier de ma vie, prisonnier des autres et de leurs demandes
  • Ras le bol de toujours courir sans savoir après quoi
  • Envie de partir
  • Sensation de solitude, de ne pas être compris
  • Désintéressement progressif pour tout
  • Irritabilité
  • Se passionner subitement pour quelque chose qui prend d’un coup toute la place et puis l’abandonner aussi vite
  • Se perdre dans des choses inutiles
  • Perte de confiance

 

Je marchais sur un fil tendu. Je ne voulais pas foutre toute ma vie à terre et pourtant il semblait que je devais la remettre en question.

J’ai cherché de l’aide auprès des miens mais je ne trouvais pas les mots pour leur expliquer ce que je ne comprenais pas moi-même. Je devais comprendre ce qui m’arrivait et m’en sortir. Mais par où commencer ?

La crise est derrière moi maintenant et bien que ce ne fut pas facile, je la remercie car elle m’a permis de grandir.

 

Pourquoi cet article ?

La crise existentielle touche une portion simplement énorme de gens et pourtant on ne trouve que bien peu d’informations vraiment utiles à ce propos  sur Internet.

J’espère que cet article aidera à combler le vide et aidera ceux qui veulent comprendre ce qu’est une crise existentielle, comment elle arrive et surtout comment en sortir.

 

Comment arrive la crise existentielle

Commençons par une histoire. La mienne et peut-être aussi la vôtre.

Je suis né dans une famille qui m’a entouré de son mieux pour m’aider à grandir et à trouver une place dans le monde. Ils souhaitaient le meilleur pour moi. Ils souhaitaient que je sois meilleur qu’eux, que j’ai une belle vie….selon leur définition.

Nous n’étions ni riches ni pauvres. Mes parents travaillaient dur et se serraient la ceinture pour ma sœur et moi. Ce qu’ils souhaitaient pour nous : que nous ayons nous aussi une belle famille et une belle maison. Mais aussi, que nous ayons un travail plus facile que le leur et qui paye mieux. Pour ne pas craindre comme eux les fins de mois. Alors ils nous ont donné les moyens. Nous avons fait des études et trouvé un bon emploi. A mon tour, j’ai trouvé l’amour et j’ai fondé une famille ; j’ai acheté une maison, une voiture; etc.

Cela a pris du temps mais j’ai bien suivi le plan et tous les conseils que les adultes autour de moi me donnaient avec l’envie de bien faire. Et tout s’est bien passé pour moi. Aujourd’hui, mes parents sont rassurés et peuvent souffler.

Connaissez-vous la pyramide de Maslow ? Non ? Alors suivez ce lien.

La pyramide des besoins d’Abraham Maslow nous aide à comprendre les motivations qui font avancer les gens dans leur vie. La pyramide nous montre que nous travaillons d’abord à prendre soin de nous et à installer notre confort, notre sécurité. Ensuite, nous cherchons à exister auprès des autres. Nous cherchons leur reconnaissance et leur amour.

Il y a là largement de quoi remplir une vie pour de longues années. Faire des études. Trouver un travail et en vivre suffisamment bien. Se trouver un logement digne de soi et ensuite l’adapter à sa situation de vie qui évolue. Fonder un couple puis une famille pour les plus chanceux qui le souhaitent. Entretenir son cercle d’amis…

En parallèle, trouver la reconnaissance dont nous avons tant besoin. Notre modèle de société nous enseigne qu’on la trouve au travail. No comment. Nous sommes donc très nombreux à investir une part importante de notre énergie et de notre temps de vie à exister professionnellement.

Et le temps passe. Comme assis dans un bobsleigh lancé à toute vitesse sur sa piste glacée de laquelle on n’a pas forcément l’idée de lever la tête. C’est tellement plus facile de se laisser aller et juste suivre la piste. Tout est plus facile quand on a un plan. Quand on est guidé.

Seulement voilà, il arrive un moment où on lève le nez et où on se demande :

Le plan de qui suis-je en train de suivre ? 

Alors, lentement, les doutes apparaissent et la crise existentielle pointe le bout de son nez.

Le jour où j’ai compris que je subissais une crise existentielle

 

Je sentais que j’avançais désormais sans but dans ma vie. Il fallait que ça s’arrête. 

Un jour, je me suis demandé : « Et si j’avais tout le temps et tous les moyens du monde à ma disposition, qu’est-ce que je voudrais en faire ? ». 

Ce fut un choc.

 

Je n’arrivais pas à répondre sincèrement à cette question pourtant si fondamentale. Ce jour-là, j’ai compris que j’avais suivi le plan que d’autres avaient tracé pour moi. Mais surtout, essayer de répondre à cette question essentielle m’a permis de prendre conscience que mon mal être touchait à mon existence même, à mon identité et à mes valeurs que j’avais oubliées.

 

Avant de me poser cette question, je pensais que mon mal-être venait de l’extérieur. Des autres, de mon entourage, de mon couple, de mon travail. Mais là, plus moyen de me tromper, le problème c’était moi. J’ai compris que je devais me retrouver et me poser les bonnes questions pour faire les bons choix de vie et retrouver mon chemin.

 

J’avais désormais trouvé dans quel sens faire mon premier pas vers la sortie de ce que je subissais alors; une crise existentielle.

Mais comment en étais-je arrivé là ?!

 

Le véritable élément déclencheur d’une crise existentielle

 

Comme je l’explique juste avant, la première partie de notre vie est tournée vers l’extérieur, vers l’indispensable ; le matériel ; les autres, ce qu’ils attendent de nous et ce qu’on attend d’eux. 

Et puis au fur et à mesure qu’on assouvit ces besoins de base, on ressent que notre bonheur ne va plus forcément croissant et que quelque chose manque. On continue donc à progresser dans sa pyramide et à adresser les besoins des niveaux supérieurs.

 

Au milieu du niveau quatre de la pyramide de Maslow, il s’opère un changement important.

Alors qu’on était tourné vers l’extérieur, à chercher la reconnaissance des autres, on se rend compte que cela ne suffit plus ou que ce n’est pas le plus important. C’est un moment important de basculement où l’on comprend qu’il faut maintenant se tourner vers l’intérieur, vers soi. 

 

Peu à peu, le besoin d’être aimé des autres qui nous occupait tellement perd de son importance et est progressivement remplacé par le besoin de s’aimer soi-même.

Seulement voilà, comment fait-on pour s’aimer si on ne sait plus qui on est ?

Nous y voilà.

 

L’élément déclencheur de la crise existentielle, c’est le moment où on doit apprendre à s’aimer alors qu’on ne sait plus qui on est.

 

Deux crises qu’on confond souvent et pourtant..

Je fais ici un petit détour par la fameuse crise de mi-vie.

On l’appelle aussi la crise de la quarantaine bien que certains font déjà sa connaissance à trente ans et d’autres attendent de souffler leur cinquantième bougie. Peu importe l’âge auquel cette crise survient, elle est associée au temps qui passe.

Quelque chose à un moment donné survient dans la vie qui fait prendre conscience du temps qui est déjà passé et par ricochet, du temps qui reste. Cela provoque une peur du temps qui passe et une envie pressante de profiter toujours plus du temps qui reste.

Mais ce qu’il faut comprendre, c’est que bien qu’une crise de la quarantaine provoque une furieuse envie de faire le bilan et souvent de vouloir changer plein de chose dans son existence, ce n’est pas pour autant une crise existentielle. 

Si on peut dire qu’une crise de la quarantaine est une forme de crise existentielle, on ne peut pas dire qu’une crise de la quarantaine se résume à une crise de la quarantaine. Il ne faut pas confondre « peur du temps qui passe » et « crise d’identité ».

On fait trop souvent l’amalgame et cela ne rend vraiment service à personne. Voilà pourquoi je voulais clarifier ce point.

Si vous vous pensez en crise, veillez bien à identifier de quelle crise il est question car les recettes ne sont pas forcément les mêmes et cet article concerne vraiment la crise existentielle.

Avez-vous peur du temps qui passe et de la mort ? Ou, avez-vous la sensation de vous être perdu ? Peut-être les deux ?

Est-ce que La crise existentielle c’est une dépression?

Même si la crise existentielle peut mener à la dépression, il ne faut pas les confondre. La crise peut vous frapper au sommet d’un épisode de votre vie où vous êtes particulièrement heureux. Se rendre compte qu’on ne sait plus très bien qui on est et ce qu’on attend de la vie est un électrochoc qui impose de lourdes remises en question.

Ces moments ne sont pas faciles à vivre et on peut facilement comprendre et admettre ne pas avoir le moral quand ça arrive. On peut donc parler d’état de déprime puisqu’on se sent moins heureux mais pas forcément de dépression.

Contrairement à quelqu’un de dépressif pour qui c’est très difficile,  quelqu’un qui connaît une crise existentielle garde à tout moment la capacité de réagir.

Il faut juste savoir comment.

L’acceptation, le premier pas pour s’en sortir

Prendre conscience que l’on traverse une crise existentielle et l’accepter est la première étape indispensable pour s’en sortir.

 

Imaginons que vous soyez sur votre chemin et que tout à coup, une barrière se dresse devant vous et vous empêche de continuer. Allez-vous râler sans fin et rester planté devant cette satanée barrière en vous demandant pourquoi une telle injustice ? Pourquoi, alors que vous étiez heureux et rouliez paisiblement sur cette belle route, quelqu’un a décidé d’y mettre une barrière ? Peut-être l‘espace de quelques minutes mais ensuite, vous chercherez le panneau de déviation. Non ?

 

Cela va de soi et pourtant, bon nombre de ceux qui restent coincés dans les méandres de la crise ont ce problème. Souvent ils essayent de se raisonner en se disant qu’ils ont tout ce qu’il faut dans la vie. Ils se disent qu’ils n’ont pas le droit d’être malheureux. Ils pensent que le problème est dans leur tête.

 

Ils sont dans le déni de ce qu’ils traversent. Ils restent plantés devant la barrière en refusant sa présence. Pourtant, comment voulez-vous résoudre un problème dont vous niez l’existence ?

J’en parle ici si vous voulez plus d’information sur l’acceptation.

 

L’acceptation est la première et la plus importante des clés qu’il faut connaitre et intégrer si l’on veut s’en sortir. Acceptez que vous n’allez pas bien. Acceptez d’être perdu et tous les sentiments désagréables qui vont avec. Comprenez que vous vivez un tournant de votre vie et acceptez l’idée que la finalité de ce que vous vivez maintenant soit bonne.

Acceptez que vous soyez maintenant sur un nouveau chemin que personne n’a tracé pour vous. Faites-vous confiance et faites confiance à la vie pour vous aider à trouver où poser les pieds.

Ne tombez pas dans les pièges de la crise existentielle.

Face à la crise comme face à la barrière, les options sont les mêmes mais ne sont pas toutes bonnes à prendre :

  • Ceux qui restent dans le déni restent plantés devant la barrière et subissent la crise encore et encore.
  • Ceux qui refusent la barrière et l’enjambent. Ils croiront probablement avoir gagné. Mais l’expérience montre que si la barrière est apparue au travers de votre chemin, c’est qu’il le fallait et que vouloir continuer sur le même chemin ne mènera à rien. C’est ce que vivent ceux qui refusent de voir la crise et qui s’entêtent à vivre selon un plan qui n’est pas le leur. Le plus souvent ils cherchent à avoir encore plus. Toujours plus. Mais ils ne se remettent pas en question et tôt ou tard, ceux-là se réveillent à nouveau plein de doutes avec juste quelques années de plus.
  • Et puis il y a ceux qui acceptent et suivent les panneaux déviation que d’autres ont laissé pour eux. Ces panneaux qui les ramèneront le plus sûrement sur leur chemin de base. Je parle de ceux qui reconnaissent que les choses ne peuvent plus continuer comme ça mais qui se trompent ou qui concluent trop vite à propos des raisons de leur mal-être. A titre d’exemple c’est peut-être ceux qui pensent que le problème vient de leur couple ou de leur boulot. Alors ils divorcent ou quittent leur emploi et puis se rendent compte que cela n’a rien résolu et qu’ils ont juste foutu en l’air ce qu’ils avaient construit de mieux.
  • Enfin, ils y a ceux qui acceptent et qui prennent le temps de comprendre et de se retrouver. Ceux-là ont accepté la crise existentielle. Ils ont compris cette chance qu’elle offre de pouvoir se retrouver et réorienter sa vie pour grandir. Ils ont compris qu’ils devaient désormais tracer leur propre plan. Pas à pas. Dans la confiance de soi et de la vie.

En clair, que faut-il faire pour s’en sortir ?

Maintenant que vous connaissez la clé (L’acceptation) et les erreurs à éviter, que faut-il faire pour sortir grandi d’une crise existentielle ?

En deux mots : SE RETROUVER.

 

Voici comment faire:

  • Acceptez votre crise. Ne la combattez pas et admettez-en les effets quels qu’ils soient.
  • Ne vous jugez pas. Vous n’avez rien fait de mal. Ce que vous vivez est normal et c’est une chance que vous en soyez là. Cela veut dire que vous évoluez dans le bon sens.
  • N’attendez pas que ça passe tout seul. Ca ne passera pas tout seul !
  • N’ayez pas peur de vous questionner. Soyez lucide et honnête dans vos raisonnements.
  • Laissez le passé au passé. Concentrez-vous sur le présent immédiat. Il vous enseignera qui vous êtes et ce qu’il vous faut.
  • Ne vous laissez pas emporter par votre envie de tout résoudre tout de suite. Donnez-vous le temps et les conditions pour laisser venir à vous les solutions.
  • Entourez-vous. Trouvez les mots pour expliquer ce que vous traversez à vos proches et demandez leur aide. 
    Ils vous aideront à créer les bonnes conditions autour de vous et vous aideront à vous retrouver car ils vous renverront une image de qui vous êtes plus fidèle que celle que vous avez de vous-même.
  • Laissez tomber vos croyances. Laissez-vous plutôt surprendre par la vie et tout ce qu’elle offre.
  • Arrêtez de vouloir tout contrôler. Combattez vos peurs. Sortez-de votre zone de confort. C’est en faisant cela que vous apprendrez à vous connaitre mieux.
  • Passez un maximum de temps avec vous seul. Veillez à vous aménager du temps et des conditions idéales pour vous recentrer et mener à bien les réflexions que vous devez mener.
  • Listez les questions que vous vous posez : « De quoi ai-je envie ou besoin ? J’ai des envies de quitter mon conjoint. Pourquoi ? Est-ce lui ou notre couple la raison de ma crise ? Quelles sont mes valeurs profondes et est-ce que je mène une vie qui respecte ces valeurs ? »…Il vous faudra trouver des réponses…
  • Utilisez le passé, non pas pour le regretter mais pour comprendre ce dont vous avez besoin ou ce que vous ne voulez plus.
  • Ne filtrez plus vos émotions. Apprenez plutôt à les reconnaitre et à les utiliser pour vous guider. Les émotions sont le vocabulaire de l’âme.

Si vous faites bien tout cela, alors vous réapprendrez à vous connaitre et le reste viendra tout seul. Une fois en mouvement sur cette piste, vous ressentirez déjà les bienfaits. Vous vous sentirez déjà mieux. 

Vous souhaitez que je vous aide dans ce parcours que j’ai fait avant vous. Alors choisissez ici :

Vous pouvez aussi ajouter votre propre expérience dans les commentaires ci-dessous.

Je répond à tous les commentaires.

-Thierry-

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4 réflexions au sujet de « Crise existentielle: sa Cause & Comment en sortir gagnant ? »

  1. je n’arrive pas a évaluer si mon épouse est plutôt en dépression ou en crise existentielle ? la différence entre les deux n’a pas l’air si flagrante…

    1. Merci pour ton commentaire. Je comprend ton questionnement. Les symptômes d’une crise existentielle et d’une dépression peuvent être identiques: Perte de joie de vivre, stress, anxiété, troubles du sommeil, troubles de l’appétit, perte de confiance et bien d’autres encore. Dans le doute, le plus sûr serait de consulter mais je vais quand même essayer de t’aider.

      On reconnait surtout la crise existentielle aux raisons qui déclenchent ces symptômes. Si ces raisons sont d’être perdu dans sa vie car on ne sait plus trop quoi faire pour bien faire (pour soi) alors on vit une période de remise en question profonde. Si on sait comment la gérer, on fait ce qu’il faut et on ne bascule pas en “état de crise”. Si on ne sais pas alors on s’embourbe dans nos questions et là, c’est la crise. Et pour en sortir, il faut un guide.

      Si on reste embourbé trop longtemps dans la crise sans en trouver la sortie gagnante, alors s’installe la déprime. Les symptômes listés plus haut s’amplifient et on pense de moins en moins à chercher comment s’en sortir. On a de plus en plus l’impression qu’on ne trouvera jamais de solution et que le problème est en nous. On perd confiance en soi. C’est la phase de transition vers la dépression.

      Les médecins vous diront que si les symptômes listés plus haut sont présents depuis plusieurs semaines sans faiblir, c’est que la personne souffre de dépression. Je pense moi, qu’on a tous un rythme différent et qu’on a tous le droit de prendre du temps pour gérer les grandes transitions de notre vie. Ne soyons pas si sévères avec nous et évitons de passer à la grosse artillerie trop vite (médicaments, suivi psy,…voir plus).
      La dépression survient à partir du moment où notre capacité à agir seul pour nous en sortir devient nulle.

      Si ton épouse ne comprend pas ce qui lui arrive et en est arrivée à un stade où elle s’abandonne à ses symptômes sans chercher à s’en sortir….consultez.
      Si tout cela est encore très frais et qu’elle veut s’en sortir….Sois là pour elle et faites vous aider par un guide.

      Avec bienveillance

      Thierry

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